Sotracom entre dans une nouvelle ère

L’entreprise de transport, basée à Éteaux, a été rachetée le 3 août dernier. La nouvelle équipe dirigeante entend continuer de développer l’activité de la société, qui est l’un des principaux fournisseurs de matières premières dans la vallée de l’Arve.

La nouvelle équipe dirigeante avec les deux anciens patrons :
De gauche à droite, les nouveaux et anciens dirigeants réunis : Simon Boisier, Franck Weinstoerffer, Brice Delavault, Jean-Pierre Delaplagne, Victor Rodrigues et Thierry Buratti.

TROIS EMPLOIS CRÉÉS D’ICI LA FIN DE L’ANNÉE ?
La nouvelle direction entend faire évoluer le chiffre d’affaires de l’entreprise Sotracom de manière significative. Pour l’année 2016, celui-ci s’élève à 5,5 millions d’euros environ et l’objectif des racheteurs est de le faire progresser d’un million d’euros d’ici fin 2019. La société devrait recruter trois nouveaux chauffeurs avant la fin de l’année pour accompagner ses désirs de croissance. L’ancienne direction, composée de Jean-Pierre Delaplagne et Simon Boisier, étudiait depuis trois ans une vente, en vue d’un départ à la retraite. «Nous sommes contents de passer le flambeau et espérons que l’entreprise poursuivra son développement», confient-ils.

Sotracom change de tête. Le 3 août, le nouveau PDG, Franck Weinstoerffer, et ses trois associés, Thierry Buratti, Victor Rodrigues et Brice Delavault ont finalisé le rachat de la société. Les anciens dirigeants, Simon Boisier (63 ans) et Jean-Pierre Delaplagne (61 ans), qui avaient créé Sotracom en 1994, les accompagnent pendant deux mois, afin d’assurer une transition en douceur. « Ils partagent leur savoir-faire et leur connaissance du milieu », souligne le nouveau patron.

Grâce à un système de géolocalisation, Sotracom suit en direct le trajet de ses chauffeurs.

Des machines de 13 m de long et de 15 tonnes
Les 37 salariés conservent leur poste. Les principales activités de l’entreprise consistent à fournir de l’acier pour les usines de décolletage et à récupérer des déchets qui sont livrés en Italie et reconditionnés.
« On connaît bien le marché et on va essayer de développer davantage nos liens avec l’Italie, car c’est notre spécialité », ajoute Franck Weinstoerffer, qui, comme ses trois associés, vient de JC Mermet. Sotracom est également un acteur du décolletage dans la région en assurant le transport de machines dans les usines.
« Cela représente entre 5 et 10% de notre activité, jauge Thierry Buratti, l’un des associés. Les machines peuvent faire 1 mètre par 1 mètre ou être beaucoup plus imposantes, jusqu’à 13 mètres de long. Dans ces cas-là, la machine est remontée dans l’usine car nos camions peuvent contenir une longueur maximale de 6 mètres. En termes de poids, on peut atteindre des charges de 10 à 15 tonnes par machine. »

Des équipements à la pointe
Afin de mener de front ses diverses activités, Sotracom dispose de 29 véhicules dont 26 tracteurs-remorques et trois porteurs. 33 remorques composent également l’équipement de la société.
« Nous avons aussi une semi-remorque à fond mouvant, précise M. Buratti. Cela nous permet de toucher à tous les domaines : palette, acier, sciures, copeaux. C’est ce qui se fait de mieux dans notre secteur. » La flotte de Sotracom a ainsi été un point d’intérêt dans le processus de rachat par la nouvelle équipe. « Sotracom a un excellent savoir-faire mais aussi des équipements adaptés et spécifiques que les concurrents locaux n’ont pas forcément », confie le PDG. La santé du secteur, en décélération depuis 2008, n’a pas non plus refroidi les associés. « On sent que ça revient, il y a eu une amélioration depuis 2015 même si on est loin d’atteindre 2007 bien sûr. »

Mathieu Gaillac

Une machine de décolletage de chez IEMCA