Salon Progiciels : retour sur l’édition 2019

Inauguration du salon ©IV

Comme à son habitude, le salon Progiciels, qui s’est tenu le 10 octobre à Annecy-Le-Vieux, a mélangé avec bonheur ateliers techniques et conférences plénières plus générales. Retour sur les temps forts de cette édition 2019.

Quelque 80 exposants étaient réunis dont les principaux éditeurs ERP du secteur industriel tels que Divalto ou encore Clipper et des éditeurs moins connus comme Yauta, qui présentait un ERP orienté métiers du décolletage et de la mécanique autour de trois briques principales : gestion de production, planning de production et suivi de production. L’éditeur MES Astrée Sofware, vedette du salon l’an dernier, était également présent à côté d’autres nouveaux éditeurs comme Atipik Solutions, qui propose un pilotage collaboratif de la performance industrielle.

Parmi les 20 ateliers techniques proposés, trois concernaient directement le secteur du décolletage avec les témoignages de AMD Décolletage (ERP de Divalto), Mont-Blanc Production (MES Aquiweb d’Astrée Software) et de Poppe/Potthoff Bonneville (MES de Quasar Solutions).

Parmi les tables rondes, on pouvait retenir celle concernant le jumeau numérique organisée par l’ENE (Entreprises et numérique) avec notamment l’intervention de Emmanuel Hidalgo, dirigeant de la société 3D Reverse, spécialisée dans le reverse ingineering industriel.

Autre sujet évoqué : celui de la cybersécurité avec le témoignage poignant de Florence Lardet de la société L’O Découpe. Victime d’une cyber attaque avec demande de rançon, la PME n’a dû son salut qu’au fait que toutes les machines n’étaient pas en réseau. Désormais la société a mis en place un système de protection (mailinblack, firewall) et effectue des sauvegardes régulières.

Enfin, le thème du salon « L’entreprise humaine au cœur du numérique » a été brillamment évoqué par deux speakers d’exception : Olivier Bas, vice-président de Havas et auteur du livre « #liketonjob, comment vivre avec bonheur la transformation digitale » et Bruno Bonnel, député LRM de Villeurbanne et auteur avec Catherine Simon d’un rapport parlementaire sur la robotique.

Selon ce dernier, « pour réussir le pari de la robotique, il y a trois règles à respecter pour les startups de ce domaine : réunir suffisamment d’investissements, respecter les règles de sécurité dans les différents process et faire un standard industriel des produits ». Enfin, Bruno Bonnel a assuré que l’homme allait être toujours associé à des robots et que l’on ne pouvait faire autrement. « C’est un mythe de penser que l’homme va pouvoir être remplacé par la machine », a t-il conclu.

I.V