Outils coupants : Bonnes perspectives 2017 pour le marché européen

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Selon les chiffres de l’association européenne des outils coupants (ECTA), le marché européen s’est redressé en 2016 avec de bonnes perspectives pour 2017. La situation varie toutefois selon les pays, avec notamment des difficultés au Royaume-Uni..

Un climat d’investissement favorable
Tous les voyants sont au vert selon l’ECTA (European Cutting Tools Association), association regroupant les organisations professionnelles de six pays européens (Allemagne, France, Espagne, Italie, Royaume-Uni et Suisse).
Réunie lors de sa conférence annuelle en mai dernier à Barcelone, l’association a fait le point de son secteur d’activité. Globalement les indices économiques sont favorables en Europe, a constaté l’ECTA. Le climat général des affaires est bon au sein de l’Union européenne avec des secteurs d’activité comme l’automobile, l’industrie, l’ingénierie mécanique ou encore la construction qui se redressent depuis mi-2016.

Une reprise mondiale
Au niveau mondial, l’ECTA cite parmi les pays qui ont le plus fort indice d’achat de produits industriels (au 31 mars 2017)
la Suisse, l’Allemagne, les Pays-Bas, la République tchèque, l’Autriche, Taïwan, l’Italie, le Canada et le Royaume-Uni. La France se situe en treizième position, derrière respectivement l’Espagne, la Pologne et les Etats-Unis.
La situation de l’ingénierie mécanique est toutefois contrastée selon les pays. Les prévisions de l’ECTA tablent sur une croissance du chiffre d’affaires de ce secteur en 2017 particulièrement en Suisse, en Espagne et en Allemagne.

La croissance devrait être moindre en France et en Italie et les prévisions sont même négatives pour le Royaume-Uni.

Redressement de la production d’outils coupants
Selon les chiffres de l’ECTA, la production globale d’outils coupants des six pays membres s’est redressée en 2016 par rapport à 2015.
La situation est toutefois très contrastée selon les pays. L’évolution la plus forte concerne l’Allemagne (+1,5%) et l’Espagne (+1%). Par contre, la production est en baisse en Suisse (- 0,7%) et au Royaume-Uni (- 18%).
Ces chiffres varient pour les exportations avec une progression 3,7% pour la France, de 1,3% pour l’Allemagne et de 1% pour l’Espagne. Des pays accusent une baisse de leurs exportations en 2016 par rapport à l’année précédente comme la Suisse (- 0,7%), l’Italie (- 3,7%) ou encore le Royaume-Uni (- 18%).
Enfin, en ce qui concerne les importations d’outils coupants, le pays qui connaît la plus forte hausse en 2016 par rapport à 2015 est la France (+ 7,3%), qui est suivie par la Suisse (+ 2,2%). L’ECTA se montre très optimiste pour 2017 avec une production, des exportations et des importations prévues en augmentation. Il en est de même pour les prévisions de consommation d’outils coupants qui sont estimées à la hausse cette année dans les six pays membres de l’association.

ISABELLE VERDIER

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CONJONCTURE MONDIALE FAVORABLE
A l’occasion de la conférence de l’ECTA (European Cutting Tools Association) qui s’est tenue en mai dernier à Barcelone, l’économiste Andrea Boltho de la Magdalen College University (Oxford Economics) a dressé des perspectives favorables pour 2017 et 2018 de la situation économique mondiale. Selon lui, l’Amérique a retrouvé la croissance, de même que les pays de la zone euro, tandis que la Chine va bien et que les marchés émergents (Brésil, Inde, Russie) se redressent. Seuls nuages à l’horizon : les incertitudes liées aux chocs politiques passés et à venir (Brexit et élection du président américain Donald Trump). Mais là aussi, il n’y a pas d’inquiétudes à avoir selon Andrea Boltho. Concernant le Brexit, Oxford Economics a calculé, sur la base de neuf scénarios différents, que le PIB du Royaume-Uni pourrait être inférieur en 2030 à son niveau d’avant dans une fourchette comprise entre 0,1% et 3,9%. Dans la pire des perspectives, la croissance ne serait réduite que de 0,3% par an. Quant à Trump, les perspectives sont plus incertaines avec trois scénarios possibles allant du protectionnisme dur au plus léger. Enfin, sur le futur de la zone euro, Andrea Boltho estime que l’accroissement des divergences entre les pays du Nord et du Sud aboutit à une situation intenable pour maintenir l’union monétaire.