La métallurgie haut-savoyarde joue la carte de la formation

Le président de la Chambre syndicale de la métallurgie de Haute-Savoie, Jean-Paul Burnier.

La Chambre syndicale de la métallurgie (CSM) de Haute-Savoie accentue sa politique de formation alors que l’activité se porte bien. Preuve en est, pas moins de 3 000 postes seront à pourvoir d’ici 2020.

Pour attirer les jeunes vers les métiers de la métallurgie, la CSM de Haute-Savoie joue la carte de la formation et de la communication. Le président Jean-Paul Burnier dévoile comment il compte y parvenir.

Que représente aujourd’hui la métallurgie dans le département ?
La CSM fête cette année ses 80 ans. En Haute-Savoie ce sont 29 000 salariés, dont 21 000 adhérents à la Chambre. Les entreprises sont autant implantées dans le bassin annécien (Staubli) que dans la vallée de l’Arve (Maike, Somfy) ou encore dans le Genevois et le Chablais (Valeo, Nicomatic, Actini). Nous nous appuyons aussi sur nos deux pôles de formation à Annecy et Thyez.

La formation, c’est l’arme essentielle pour attirer le futur personnel ?
Le développement de la formation est l’une de nos priorités. Nous avons créé des outils dans ce sens. Il nous faut être attractif. Après le centre de formation des apprentis de l’industrie (CFAI) de Haute-Savoie à Thyez qui accueille plus de 260 jeunes nous avons ouvert une antenne à Annecy en avril avec entre autres une formation spécifique contrôle non-destructif. De plus, il existe toujours la formation Tétras pour des apprentissages de courte durée (Annecy) ! Afpi Etudoc pour les domaines du technique, management et commercial (Annecy-le-Vieux) ; l’Institut des techniques d’ingénieur de l’industrie 2 Savoies ou encore Polytech à Annecy. Actuellement, nous avons 12 00 personnes en alternance. Nous nous devons de mettre à disposition des jeunes ayant les compétences demandées par les entreprises. Et qu’ils sachent qu’ils auront un emploi à l’issue de leur formation.

L’autre grand axe de travail c’est la communication pour en finir avec cette mauvaise image accolée à la métallurgie ?
Le marché de l’industrie n’est ni haut-savoyard, ni français, ni européen, il est international. Les entreprises ici l’ont bien compris. D’ici 2020, 3 000 postes seront à pourvoir à la suite de départs à la retraite ou le développement d’entreprise. On a une industrie performante, un domaine de l’expertise exceptionnel. Les résultats de 2016 sont encourageants. Il faut surtout faire passer le message que l’on ne fait plus le décolletage d’il y a quarante ans.

Entretien réalisé par
GUILLAUME RAYMOND


D’autres dispositifs appliqués
En vue d’accentuer son attractivité, la CSM travaille également en collaboration avec le Medef durant la Semaine de l’entreprise. Elle s’évertue également à proposer de nombreuses portes ouvertes, des échanges ou encore des rencontres avec les lycéens directement dans les établissements. Autre exemple : l’entreprise à 360ºC. « Une réelle découverte du métier sur le terrain avec les témoignages des salariés eux-mêmes », souligne le président de la CSM, Jean-Paul Burnier.