Marché européen – L’Europe en pointe dans le marché mondial

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Après les Etats-Unis, l’Europe est le deuxième marché mondial des technologies médicales ou MedTechs. Etat des lieux de ce secteur en plein développement avec les données de l’organisation MedTech Europe.

L’Europe, 28% du marché mondial

elon les chiffres fournis par l’association MedTech Europe, qui regroupe les entreprises européennes du secteur (réparties dans deux domaines différents : les dispositifs médicaux et les diagnostics in vitro), le marché européen des technologies médicales représentait en 2015 environ 110 milliards d’euros, soit 28% du marché mondial.
C’est le deuxième marché le plus important après celui des Etats-Unis, qui à lui seul représente 40% du marché mondial. Les autres pays viennent loin derrière : on trouve ainsi le Japon et la Chine (respectivement 8% et 6% du marché mondial) et dans une moindre proportion le Canada et le Brésil (2% chacun) et la Russie (1%).

Ce secteur représente au total en Europe 26 000 entreprises, dont 95% de PME. Il est également source d’emplois, comptant 650 000 employés répartis pour leur plus grande part dans cinq pays : l’Allemagne (195 000 personnes), la France (90 000), le Royaume-Uni (71 000), l’Italie (68 000) et l’Espagne (23 000). Rapportés à la population des pays, c’est en proportion en Suisse, en Irlande et au Danemark qu’il y a le plus de personnes employées.

Le top 10 des pays européens

Les parts de marché varient selon les secteurs. Pour les dispositifs médicaux, MedTech Europe place dans le trio de tête l’Allemagne (28% du marché européen), la France (15%) et le Royaume-Uni (13%). Viennent ensuite l’Italie (10%), l’Espagne (6%), les Pays-Bas (4%), la Suisse (4%), la Belgique (3%), la Suède (2%) et l’Autriche (2%).

On trouve un ordre légèrement différent pour les diagnostics in vitro puisque le trio de tête est constitué de l’Allemagne (21%), de l’Italie (16%) et de la France (13%). L’Espagne vient ensuite en quatrième position avec une part de 9% du marché européen. Elle est suivie par le Royaume-Uni (8%), les Pays-Bas, la Belgique, la Suisse et la Pologne (3% chacun) et par l’Autriche (2%).

Les perspectives à l’horizon 2022

Selon les estimations de MedTech Europe, c’est le domaine des diagnostics in vitro qui devrait devenir à l’horizon 2022 le plus large secteur d’activité avec une progression des ventes de l’ordre de 5% par an.
Il occuperait une part de marché mondial de l’ordre de 16%. Il serait suivi par les secteurs de la cardiologie, de l’imagerie médicale et de l’ophtalmologie, qui connaîtraient des progressions annuelles comprises entre 3,5% et 6%.

ISABELLE VERDIER


 Etats-Unis, Chine, Japon : les trois principaux partenaires
L’excédent commercial dégagé par le secteur des technologies médicales en Europe a représenté 14 milliards d’euros en 2015, soit beaucoup plus que celui dégagé par les Etats-Unis à la même période (5 milliards d’euros), signale l’organisation MedTech Europe. L’Europe a trois partenaires commerciaux privilégiés : les Etats-Unis, la Chine et le Japon. Selon les chiffres 2015 de MedTech Europe, les Etats-Unis sont de loin le premier partenaire de l’Europe avec une part de 59% des importations et de 37% des exportations. La Chine vient en deuxième position, représentant 10% des importations comme des exportations européennes. Enfin le Japon est en troisième position avec une part de 6% des importations et de 8% des exportations européennes.
Si l’on prend en compte le total des exportations et des importations de dispositifs médicaux par pays en 2015, l’Allemagne arrive en tête des pays européens avec des exportations de 24 milliards d’euros et des importations de 16 milliards. Elle est suivie par les Pays-Bas (exportations de 15 milliards et importations de 12 milliards) et la Belgique (exportations de 15 milliards et importations de 9 milliards). On trouve ensuite par ordre d’importance la Suisse, l’Irlande, la France, le Royaume-Uni et l’Italie. En termes de balance commerciale, l’Allemagne, l’Irlande et la Suisse sont largement bénéficiaires, tandis que la France, le Royaume-Uni, l’Espagne et l’Italie sont déficitaires.