Les décolleteurs s’organisent pour redémarrer leur production à minima

Grâce à son imprimante 3D, l'entreprise Joseph Martin SA a fabriqué ses propres visières de protection ©Joseph Martin SA

Face aux conséquences sanitaires du Covid-19, les décolleteurs de la vallée de l’Arve se sont organisés pour redémarrer leur production à minima en renforçant les mesures de sécurité et en faisant jouer la solidarité pour trouver des équipements de protection. Voici une sélection de ceux qui ont communiqué sur le sujet.

Sur son site le groupe Supermétal indique ainsi que « les mesures pour accompagner la continuité de notre activité ont été renforcées ». Le président Bruno de Chaisemartin et le vice-président Jérôme Arthus-Bertrand précisent que « l’activité est continue en 3/8 avec des équipes que nous essayons au mieux d’adapter, chaque jour, à nos capacités et à vos besoins ». Mais ajoutent-ils, « si nous n’y parvenions pas, nous serions dans l’obligation d’invoquer la force majeure selon les termes de nos engagements contractuels ».

De son côté, le groupe Gouvernon déclare sur son compte LinkedIn que « nous avons pu ré-ouvrir nos entreprises, mais compte tenu du contexte et de l’importante variation des demandes de prestations, nous avons décidé d’ouvrir nos sociétés Gouvernon et Mont-Blanc Polissage uniquement les matins, et nos sociétés Applichrome et Netotec uniquement les après-midi. Ce nouveau planning nous permettra de continuer à vous servir et de préserver et contribuer au maintien de l’activité de l’éco-système de la vallée de l’Arve. Cependant, selon l’évolution de la situation de nos clients, ce planning pourra évoluer », ajoute le groupe.

De nombreuses sociétés ont dû trouver des équipements de protection en urgence. Certaines ont utilisé leurs propres ressources. Ainsi, le décolleteur Joseph Martin SA a mis en route son imprimante 3D et l’a fait tourner 24h/24 pour produire des visières pour l’ensemble de son personnel. C’est le responsable technique du groupe, Alexandre Pessey-Girod, qui a proposé différents prototypes et les a fait d’abord tester à sa famille.

La solidarité a joué dans la vallée de l’Arve puisque la société Schmolz+Bickenbach France  a pu bénéficier de masques donnés par la société Lathuille Hudry pour redémarrer son activité en effectif réduit. Le responsable d’exploitation Sébastien Bonin avait lancé un appel via LinkedIn qui a été relayé par le Sndec. Grâce à ce don, Schmolz + Bickenbach France a pu redémarrer son activité sur ses deux sites de Cluses après deux semaines de fermeture. A signaler que la société SEB automatisme s’est également proposée pour fournir les décolleteurs en visières de protection fabriquées en impression 3D.

I.V