Le Pôle Mont-Blanc Industries affiche clairement ses ambitions

L'équipe au complet du Pôle Mont-Blanc Industries à l'occasion de l'assemblée générale le 4 juillet.

Il était question de synergies avant toute chose jeudi 4 juillet à Cluses, à l’espace des Allobroges, pour l’incontournable Assemblée générale du Pôle Mont-Blanc Industries. Michel Albrieux, le président, a ainsi insisté sur la “force du réseau et de l’intelligence collective”, à l’aune d’une “crise proche de nous, (…) la fin du diesel mais pas que”. L’occasion était toute trouvée pour évoquer dès septembre la création du CIMES, nouveau pôle de compétitivité à l’échelle régionale, dans lequel le Pôle Mont-Blanc Industries est partie prenante. Lors de cette assemblée, les industriels et professionnels du décolletage ont aussi parlé transition numérique et Responsabilité sociétale des entreprises (RSE). Deux énormes chantiers sur lesquels le Pôle se positionne.

Une partie de l’équipe du Pôle Mont-Blanc Industries.

1 – Le Cimes ou l’union fait la force 

Le Stéphanois Philippe Maurin-Perrier, président du pôle de systèmes mécaniques intelligents, ViaMéca (basé à Clermont-Ferrand), avait fait le déplacement pour officialiser la création en septembre prochain du Cimes. Ce nouveau pôle de compétitivité, baptisé Cimes, pour Creating Integrated Mechanical Systems, vise à réunir ViaMeca et le Pôle Mont-Blanc Industries “pour en faire le nouveau poumon national et européen de la filière mécanicienne”. “Quand nous parlerons, nous représenterons désormais 500 entreprises et quelques 50 000 salariés”, a souligné l’entrepreneur. Si les deux entités comptent bien capitaliser sur ce rapprochement, il est question notamment de “partager les connaissances et les ressources”, d’aller nouer de nouveaux business mais aussi d’affronter ensemble les changements liés à la transition numérique et la fin des moteurs thermiques, entre autres. “Cette capacité à s’interconnecter, à fonctionner en réseau, va nous permettre de peser auprès de la Commission européenne et d’aller chercher de nouveaux financements”, a aussi expliqué Philippe Maurin-Perrier.

Philippe Maurin-Perrier et Michel Albrieux.

2 – L’incontournable transition numérique 

Le sujet aura ouvert l’Assemblée avec le témoignage de l’entreprise AMD Décolletage qui fait figure d’exemple en matière de transition numérique dans la Vallée. Dans le cadre du label Mont-Blanc Excellence Industries du Pôle, ce sont ainsi 44 entreprises qui se sont engagées dans une démarche à fin 2018, avec notamment la possibilité de recourir à un diagnostic collaboratif et un diagnostic numérique. Le Pôle joue ici pleinement son rôle d’accompagnateur des entreprises et a réaffirmé son engagement en la matière.

3 – Responsabilité sociétale des entreprises, une préoccupation majeure 

Jean-Marc André, directeur du Pôle Mont-Blanc Industries, et Michel Albrieux, président, auront insisté sur ce point qui leur tient à cœur : la Responsabilité sociétale des entreprises ou RSE. Plusieurs ateliers ont été initiés lors de l’Assemblée entre les participants et ont pour le moins réjoui l’audience qui avait fort à dire sur le sujet. Qu’il s’agisse de bien-être au travail ou encore d’ancrage territorial, les témoignages ont fusé mais aussi les idées. Pour Michel Albrieux, c’est aussi une des clés pour pallier les difficultés de recrutement dans l’industrie de la Vallée. Cette volonté du Pôle de s’engager aux côtés des entreprises “dans une démarche responsable et durable” devrait laisser voir le jour dans les prochaines années à de très nombreuses initiatives sur le territoire. Le Pôle, en tout cas, ne peut et ne veut pas passer à côté de cette préoccupation majeure.

Atelier autour du RSE.

Julia Chivet