Le marché français continue de se développer

Après un niveau record enregistré en 2016 avec 6,7 millions de véhicules produits dans le monde (+11% par rapport à 2015), la production des constructeurs français continue de progresser en 2017, selon les chiffres du CCFA (Comité des constructeurs français  d’automobile).

Selon le document du CCFA intitulé « Analyse et faits 2017 », la production mondiale des constructeurs français a poursuivi sa croissance en 2016 (+11 % par rapport à 2015 avec 6,7 millions de véhicules) et a atteint un niveau record en dépassant son niveau de 2007.
Depuis 1996, la production s’est accrue de 76 %, soit une croissance annuelle moyenne de 3% grâce, tout d’abord à l’augmentation des débouchés en Europe hors France, puis, par la suite, à ceux hors d’Europe. Les constructeurs ont développé leurs capacités de production dans cette dernière zone, qui représentait en 2016 environ 30% de leur activité.

Un niveau record
La production de voitures particulières s’est élevée en 2016 à 5,8 millions de voitures, soit un niveau dépassant les années records précédentes de 2010 et 2011 ; celle de véhicules utilitaires légers s’est établie à 881 000 véhicules, soit le niveau le plus élevé, devançant celui de 2008 avec 847 000 unités.
Par rapport à 2007, la production a crû de 9 % pour les voitures particulières (soit
+482 000 unités), et elle a également progressé de 6 % pour les véhicules utilitaires (soit +51 000 unités).
Pour l’année 2017, cette tendance à la hausse se poursuit avec un marché automobile français en progression de 4,7% par rapport à 2016 (données brutes), selon les statistiques au 1er janvier 2018 du CCFA.


Les immatriculations sont en augmentation sur tous les segments, à commencer par celui des voitures particulières avec 2,1 millions de véhicules immatriculés, soit + 4,7% en données brutes et +5,6% à nombre de jours ouvrés comparables par rapport à la même période de 2016 (251 jours sur l’année 2017 et 253 jours sur l’année 2016). On constate également des hausses d’immatriculations en 2017 pour les véhicules utilitaires légers (438 639 immatriculations, soit +7% par rapport à 2016) ainsi que pour les véhicules industriels (50 434 immatriculations, soit +7% par rapport à l’année précédente).
Enfin, les immatriculations par type d’énergie pour les voitures particulières neuves laissent apparaître en 2017 une baisse de 5% pour le gazole par rapport à 2016 avec un volume de 998 124 véhicules. Pour les véhicules utilitaires, qui fonctionnent majoritairement au gazole, la tendance est inverse avec une augmentation de 6% des immatriculations (475 642 véhicules en 2017). Le nombre de voitures particulières à essence immatriculées en 2017 augmente également (+13%) en dépassant la barre des 1 million. Quant aux véhicules électriques ou hybrides essence/électrique, leurs immatriculations sont en augmentation, mais ils ne représentent que moins de 5% du marché.

Renault ZOE

Le rôle de la plateforme Automobile et mobilités
Représentant 4 000 entreprises de toute taille du secteur automobile (constructeurs, équipementiers, fournisseurs), 500 000 personnes, 5,8 milliards d’euros de R&D, la filière PFA (Automobile et mobilités) https://www.pfa-auto.fr/ présidée depuis décembre dernier par Luc Chatel, a pour mission de consolider et d’aider au développement de ces acteurs industriels de l’automobile en France, afin de les renforcer face à la concurrence internationale et aux exigences client et réglementaires toujours plus fortes.
Son contrat de filière 2018-2020 a trois objectifs principaux : gérer la transition technologique vers le véhicule du futur, anticiper les évolutions compétences et emploi et assurer la compétitivité d’une industrie automobile française digitalisée. Elle comprend de nombreux groupes de travail spécialisés sur tous les nouveaux enjeux liés à la mobilité : électro-mobilité, stockage d’énergie, véhicule allégé à faible empreinte environnementale, véhicule autonome, véhicule connecté, etc.

Isabelle Verdier