Hydrogène : les décolleteurs se mobilisent

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Le club Hydrogène du pôle Mont-Blanc Industries, qui réunit une trentaine d’entreprises des deux Savoie, vient d’élire à sa présidence Alain Auffret, directeur technique du groupe Pracartis et de sa filiale Precise France. Objectif : se mobiliser pour être présent sur les projets éligibles au fonds de soutien de la filière automobile, plus spécifiquement sur les aides à la recherche et développement des technologies hydrogènes pour un véhicule propre.

Lancé en septembre 2019, ce club a pour objectif de fédérer les industriels du territoire afin de trouver des axes collaboratifs de projets innovants et de positionner les compétences du réseau sur le marché et les nouvelles technologies de l’hydrogène, en s’articulant aux programmes régionaux, nationaux et européens, annonce le communiqué de presse publié aujourd’hui. L’hydrogène fait partie des 5 thématiques éligibles au fonds pour la recherche et développement PIA4, doté de 150M€ pour 2020 dans le cadre du plan de soutien à la filière automobile.

Le club, qui comprend des décolleteurs de la Vallée de l’Arve présents dans la filière de l’automobile (dont Bontaz, Bouverat-Pernat, Martin Joseph, Meunidec, etc.) est parrainé par le groupe de robotique Stäubli, autre acteur local déjà présent sur le marché de l’hydrogène, au travers de connexions rapides très haute pression. Stäubli appuiera les démarches du club par son expertise, ses connaissances et son réseau. De son côté, Precise France est un acteur présent depuis plus de 10 ans sur le secteur avec sa participation à la conception du turbocompresseur à hydrogène du groupe Fischer.

« L’hydrogène est probablement l’énergie de de demain. L’Europe, dont la France, est déjà en retard par rapport à l’Asie. Toute la filière hydrogène est à créer, un grand chantier est en train de commencer, et notre club compte bien y contribuer ! », déclare Alain Auffret.

Mont-Blanc Industries assurera, au travers du pôle de compétitivité CIMES, le lien et la cohérence avec les acteurs régionaux dont les pôles de compétitivité concernés. L’idée est de créer, à partir d’une initiative territoriale, un réseau d’échanges entre industriels et universitaires afin de développer des systèmes, de les financer grâce aux différents plans dédiés aux mutations industrielles et d’adapter la production des usines pour la fabrication de ces nouveaux produits.

I.V