Detector passe au digital

Richard Lance programme le centre d’usinage

Précurseur dans son domaine, la société familiale, spécialisée dans la détection de bris d’outils, se modernise afin de poursuivre son expansion.

L’entreprise familiale regroupe David, Yann et Richard Lance,
une équipe complétée par Christelle Legrix, la secrétaire.

« On entre dans une nouvelle ère : début 2017, on est passé au digital avec un nouveau détecteur à écran tactile, le 404, en vente depuis début mai. » Richard Lance, dirigeant associé de l’entreprise familiale, se félicite de cette avancée, en projet depuis plusieurs mois. Le détecteur de bris d’outils, à l’origine de la création de la société Detector, est plus moderne, plus simple d’utilisation avec son boîtier électronique et présente un autre avantage à l’heure où la France est tancée pour délaisser son savoir-faire. « Tout est fabriqué en Haute-Savoie. On sous-traite la partie ingénierie électronique mais cela reste dans la vallée, puisque Alpes Deis, un développeur électronique à Marignier, s’en occupe, précise l’entrepreneur. Metro, basée à Boëge, est en charge de l’interface électronique. Tout se fait selon notre cahier des charges. »

La part belle au savoir-faire
L’assemblage électronique se fait aussi à Mariginier, chez Arvelec, pour une production haut-savoyarde même si des composants viennent de Chine ou d’Autriche. En général, toute l’activité de Detector, au niveau de la fabrication mécanique, se fait dans le département. L’entreprise voit ses ventes progresser, chaque année, à travers le monde, sur un marché où ses plus gros concurrents sont basés en Allemagne et aux États-Unis. Si ses appareils de mesure sont surtout destinés au domaine du décolletage et de l’usinage, la société de Saint-Pierre-en-Faucigny, touche plusieurs pays et secteurs bien distincts dès lors que l’on parle de son détecteur de bris d’outils. Un planisphère illuminé, qui truste l’un des murs des locaux, route des Lacs, rappelle cette particularité. « Aujourd’hui, nous avons des distributeurs dans 13 pays mais nous vendons quand même dans 48 pays », souligne le PDG et cousin de Richard, David Lance. Le chiffre d’affaires de la société est assez stable, autour de 1,4 million d’euros par an, ce qui satisfait les dirigeants.

Des tires-bouchons personnalisables
« Dans notre activité, on se doit de trouver 30 à 40 nouveaux clients chaque année donc se maintenir est déjà bien en soi. » L’entreprise a investi en 2015 dans un centre d’usinage et peut désormais fabriquer ses pièces en séries. Yann Lance, frère de David, s’est joint à l’aventure familiale, pour faire tourner cette machine, qui représente un investissement de 120 000 euros. Par ailleurs, au sein de la société, la marque Lance a été créée il y a trois ans et commercialise des tire-bouchons personnalisables et entièrement fabriqués en Haute-Savoie, si on excepte la mèche qui vient de Thiers (Auvergne Rhône-Alpes). Vendus au nombre de 10 000 environ depuis le lancement, les dirigeants espèrent dégager 70 000 euros par an, grâce à leur nouvelle activité.

Yann Lance assemble un tire-bouchon

LA GRAVURE LASER AU SERVICE
DU TIRE-BOUCHON
Depuis deux ans, la gravure laser permet à l’entreprise de personnaliser sa fabrication sur demande du client. Ainsi, les sociétés se révèlent être séduites par ces cadeaux d’affaires originaux, même si les particuliers y trouvent aussi une idée sympa en vue des fêtes ou d’un anniversaire, en consultant le site tire-bouchon-design.com

MATHIEU GAILLAC