Comment Usinéa Industries s’est développée dans le secteur médical

Petite structure de cinq salariés, Usinéa Industries a su se développer dans le secteur médical, un créneau porteur en pleine expansion. Explications de son dirigeant, Samuel Vuillet.

Basée à Magland, Usinéa Industries est née de l’association en 2018 de la société de décolletage Corbex, rachetée en 2011 par Samuel Vuillet, et de la société Jarrossay, spécialisée dans la connectique aéronautique. Dès le départ, le dirigeant s’est orienté vers les secteurs du médical et de l’aéronautique.

Une stratégie qui a payé puisqu’aujourd’hui Usinéa Industries réalise 25 % de son chiffre d’affaires dans le médical et 35 % dans l’aéronautique. Elle fabrique pour le secteur médical diverses pièces techniques comme des implants, des vis à os, des forets dentaires, des forets orthopédiques, etc.

La société s’est engagée dans une politique de certification. Elle est certifiée ISO 9001 version 2015 et a demandé cette année la certification EN 9100 pour l’aéronautique. « En ce qui concerne le médical, nous allons également nous engager dans cette démarche de certification pour la norme ISO13485 », souligne Samuel Vuillet.

Samuel Vuillet

Souplesse d’exécution

Les pièces sont fabriquées sur machines CNC dernière génération du diamètre 2 au diamètre 65. Les séries vont du prototype à la moyenne et grande série sur toute matière. « Notre principal atout, c’est notre souplesse d’exécution et le fait de pouvoir travailler sur tous métaux : Inox 316l, titane, aluminium, acier, etc.», souligne Samuel Vuillet. De plus, Usinéa Industries propose une prestation complète pouvant intégrer la rectification, les traitements de surface, thermique, ou encore la tribofinition.

Enfin, la société dispose d’un savoir-faire acquis au fil des années qui lui permet de répondre au mieux aux besoins de ses clients. Il est ainsi possible de sous-traiter des tâches telles que la trempe ou de faire des couleurs sur les forets. « C’est un véritable plus qui nous permet de bâtir une relation de confiance avec nos clients », estime Samuel Vuillet.

Isabelle Verdier