Baisse du diesel : 3 actions du consortium Stradec

Présentation du plan stratégique Stradec ©IV

Le consortium Stradec, qui réunit les acteurs majeurs de la filière du décolletage, a lancé en juin 2018 un plan d’action stratégique, dont un des axes vise à anticiper la baisse programmée du diesel. Point sur les actions en cours à la veille de la réunion d’information organisée à sujet par Exstrapol, la société chargée de la maîtrise d’ouvrage (voir notre article).

Dans le cadre du Stradec, une étude financée par la DGE (Direction générale des entreprises) et par Bpifrance a été lancée en septembre 2018 pour mesurer l’impact de la baisse du diesel sur les décolleteurs. A la suite d’une centaine d’entretiens menés auprès des décolleteurs et des équipementiers, il en ressort deux constats, souligne Roland Pascal, directeur général d’Exstrapol :

  • Rien n’est définitif dans les prévisions car le mix énergétique n’est pas sûr et les moteurs électriques montrent des limites (prix des batteries, points de recharge, stockage…) ;
  • Le diesel n’a pas dit son dernier mot car il est toujours présent pour les gros moteurs et les restrictions environnementales sont essentiellement européennes. Il existe des zones comme l’Amérique du sud ou l’Afrique et des pays tels que l’Inde ou le Pakistan où les moteurs thermiques vont se développer.

Concrètement, trois groupes de travail ont été constitués sur le thème de la baisse programmée du diesel pour avancer sur trois axes, détaille Annelise Fondary, présidente d’Exstrapol :

  • 1er axe : la question de la flexibilité avec pour pilotes le SNDEC et le pôle Mont-Blanc Industries. Il s’agit de favoriser le lien numérique entre le donneur d’ordre et son fournisseur ;
  • 2ème axe : la question des évolutions technologiques avec pour pilote le Cetim. Il s’agit de fournir aux décolleteurs des éléments de sourcing ;
  • 3ème axe : l’évolution des compétences avec pour pilote la Chambre syndicale de la métallurgie (CSM) de la Haute-Savoie. Une première étude menée en novembre dernier avait estimé que les décolleteurs constituaient un métier de production exposé à la baisse des volumes de pièces mécaniques. Une deuxième étude menée par le cabinet Katalyse et axée plus spécifiquement sur le secteur du décolletage, a démarré début mars.

Les conclusions de ces groupes de travail seront présentées fin juin à la DGE ainsi qu’au SNDEC et au pôle Mont-Blanc Industries.

I.V